Un blog que j'aime beaucoup. Une belle histoire. J'ai découvert ce blog grâce à celui ci. Je dis bravo à la réalisatrice, à l'écrivaine, bref à la personne derrière son ordinateur qui tape sur son clavier pour faire de beaux articles comme celui ci (voir ci dessous.) Bonne lecture. A_lyc'_e
J'ai fais couler que de l'eau chaude, quand j'y est tremper l'extrémité de ma voûte plantaire j'ai senti une douce brûleur calciner mon pied puis mon mollet, et enfin tout mon corps.
Mon corps paraissait encore plus laiteux dans cette eau savonneuse et quand je sortais ma jambe pour la plier, j'y voyais de la vapeur. Je me suis laisser glisser, et j'ai plonger ma tête au fond de la baignoire. –Je retenais ma respiration- laissant par moment quelques petites bulles se formées à la surface.
J'ai ouvert les yeux, l'eau me piquait, et puis j'ai vu mes cheveux flottés. J'entendais en sourdine mes membres gigotés contre l'émail de la baignoire.
-Séréna, il faut qu'on parle.
Silence. Je n'entendais rien, juste le clapotis de l'eau et le bourdonnement dans mes oreilles.
-Séréna ?
J'avais très envie de me noyée. Soudainement comme ça, sans raison, et puis merde, pourquoi pas ?
Mon c½ur battait de plus en plus vite il me faisait mal. Mes tempes elles cognaient elles aussi, très fort.
-Séréna qu'est ce tu fous ?
J'ai réussi à entendre cette fois ci, j'avais cesser de bouger, parce que je me sentais partir ailleurs, ce que je foutais ? Pas grande chose, je tentais d'attenté à ma défunte vie, je retournais en quelque sorte dans le liquide amniotique, le point de non retour, j'étais comme un f½tus blottis dans l'eau savonneuse et chaude et à la fois poisseuse du gel douche à la vanille que j'aimais tant. J'allais crever propre et parfumée. Que demander de mieux, voilà ce que je foutais !
Clément saisis la poignée qui ne fermait pas à clé et entra, et quand il me vit tapis au fond de cette baignoire pour nain, me noyant comme une personne se saurait noyée dans un verre d'eau, il m'a sorti de l'eau avec panique.
Mes cheveux se sont collés sur mon visage violet et mes lèvres bleues. Je pensais avoir l'air d'une nymphe, mais quand il m'a enrouler dans une serviette et porter jusqu'au lit et que je me suis vue dans ce miroir en face, on aurait dit qu'on m'avait retirer de mon linceul du tiroir de la morgue.
-Mais t'es cinglée ! et il me frictionnais, et moi, moi je ne savais que dire, j'avais rien à dire de toute façon. Je ne disais pratiquement jamais rien, mais pourtant je parlais mais personne comprenait parce que j'étais malheureuse et que j'étais conne et que tout le monde est con. Mais merde ils me sidèrent tous.
-Mais t'aurais pu y rester, mais merde t'es complètement malade ! C'est ce que tu voulais peut-être ? Tu voulais crever dans cette baignoire scrupuleusement avec moi derrière la porte, de toute façon tu m'as toujours foutue une porte entre toi et moi. Ou plus entre mes sentiments et moi.
Il avait l'air plus apeuré que furieux et je ne pu que répondre :
-C'est pour ça qui ne fallait pas ouvrir. Cette dernière porte, elle aurait été condamnée à tout jamais.
-De nos jours on fait bien des ascenseurs à la place des escaliers, tu crois pas qu'on peut inventer une technique plus pratique pour franchir une porte ?
Silence. Je n'ai rien dit. J'ai soupiré.
-Ne me fait plus jamais ça je t'en supplies Séréna...
-Ouais.
-Ouais ? Tu ne trouves que « ouais » à me répondre ?
-Bah ... ouais. J'ai soutenu mon regard, mes yeux me brûlaient à cause de l'eau qui les avaient irrités. En réalité, j'avais les yeux explosés.
Il ma saisis par les épaules et me secoua en me disant :
-Mais putain ! J'en ai assez que tu me dises « ouais » alors qu'au fond tu m'emmerdes profondément !
D'ou me secouait il comme ça ? Depuis quand Clément perdait son sang froid, depuis quand s'était il énerver sur moi ?
La dernière personne m'ayant saisis comme ça ce fut ma mère avant mon départ, et trop souvent mon père. Oui, quand mon père m'attrapais par le col de mes robes et me secouait en répétant « Tu vas arrêter merde » et me jetant comme une loque contre le mur au dessus du lit, ainsi je rebondissais sur ce lit du quel j'agrippais mes mains d'enfants comme un harpon, comme un arc. Je serrais, je serrais jusqu'à ce qu'il sorte de la pièce.
Je ne pouvais pas contenir ce flot de mépris qui venait de re-naître en moi, j'ai cracher sur le visage de Clément ce qui le fit cesser sur le champ.
Il essuya du revers de sa main, se leva noblement, prit sa thune, ses clopes et ses clés de voiture et ne claqua même pas la porte, me jeta un dernier regard immergé de peine et désolant.
-Il était magnifique- Et moi j'étais là comme une conne enveloppée dans ma serviette, la gueule en vrac, tremblante comme un nouveau né déjà en sevrage parce que sa mère aurait consommer trop de dope durant la grossesse.
J'étais prématurée et de surcroît j'étais mort née.